Nathalie Barbelivien

Auteure et interprète de plus de 80 chansons, écrites entre 2003 et 2006 et interprétées dans différents spectacles, Nathalie participe aussi, dans le cadre du mouvement international Kino, de 2008 à 2011, à des courts métrages en tant que comédienne (« Le Boulanger de Chinon » Pascale Marcotte, Québec…) mais aussi réalisatrice (« Comptine d’été » et « Double Vitrage », sélectionné dans le cadre du festival “Corto Helvetico al femminile” de Lausanne en mars 2010.)

 

Côté théâtre, elle écrit , depuis 2006, différentes visites-spectacles dans lesquelles elle joue : Entre autres, Les Mystères de Chinon ,Vriskaya, La Cousine de Paris, La Vit’Visite, LA BIP et tout récemment Embrassons-nous Dame Blanche.

 

En 2012, elle écrit sa propre pièce de théâtre intitulée “ENTRE DEUX” (inspirée de la vie de sa grand-mère maternelle) dans laquelle elle interprète le personnage de Raymonde, mise en scène par Emmanuelle Pasquier et jouée aux côtés d’Adeline Gautret interprétant le rôle d’Elisa.

 

Fin 2016, elle décide, aux côtés d’Adeline Gautret et d’Isabelle Briançon, de monter le collectif POUF et de proposer plusieurs spectacles et ateliers féministes dans ce cadre. Un projet à long terme et très enthousiasmant, dont le premier spectacle « L’Ange du Foyer » voit sa création le 8 décembre 2017.

Pourquoi je suis féministe ?

Petite, je disais à mes parents « Quand je serai grande, je serai écrivane. » Et oui, j’avais féminisé le mot à ma manière. Déjà, je sentais que dire écrivain alors que j’étais une fille, c’était bizarre.

Plus tard, j’ai surtout observé autour de moi, et aussi vécu comme beaucoup de femmes, tous les désavantages que nous coûtent notre condition de femmes : les tâches ménagères (Je ne suis pas née un balai à la main, moi!!!) , le dénigrement, le harcèlement, être après, derrière, toujours et encore, celles qui sont l’Autre, les autres, pas comme ceux qui SONT ! La prise de conscience qu’ont dû avoir les Noirs qui étaient les Autres différents et inférieurs des Blancs, elle est la même pour les femmes qui sont, non pas une minorité, mais la moitié de l’humanité.

Et surtout, c’est quand j’ai pris conscience de l’ampleur de la culture du viol et du harcèlement sexuel, qui touche tellement de femmes et aussi tellement d’enfants, que pour moi, être féministe est devenu une évidence. Je pose la question autour de moi et soudain, je comprends : presque toutes, nous sommes touchées, traversées, demantelées par ça !

Et surtout je vois le parallèle entre la prédation sur la nature et celle sur les femmes : on pille tout ce qui est bénéfique, tout ce qui mène à la vie. D’où l’urgence d’un écoféminisme.

De nos jours, dans notre pays en tout cas, être anti-raciste, c’est plutôt bien vu, être féministe, c’est tabou : c’est un GROS mot, connoté, même chez de nombreuses femmes, comme « hystérique, violente, trop c’est trop » Alors qu’être féministe, c’est seulement demander les mêmes droits. Des Droits Humains.